12 – Portugal : Doucement mais surement

Des projets plein la tête… mais pas encore tout à fait réalisés

Ça fait donc un mois et demi qu’on est arrivé dans notre nouveau pays et qu’on l’explore tout doucement. Malgré notre enthousiasme grandissant pour le climat (29 degrés fin octobre, 22 début novembre et des rues et des jardins fleuris) notre enthousiasme sur le fait que le Portugal pourrait être la nouvelle terre promise a connu des hauts et des bas… Pour des raisons inhérentes au pays lui-même (les terres coûtent plus cher que prévu, l’administration est aussi complexe que dans tout les autres pays européens, il n’est pas simple de choisir une région quand on connait si peu le pays en question, le portugais c’est vraiment difficile comme langue…) mais aussi pour des raisons très personnelles. Je suis devenue une experte en changement certes, mais chaque changement me demande à chaque fois de travailler sur moi, sur mon ouverture d’esprit, sur ma capacité d’adaptation tout en me rappelant sans cesse mes valeurs, mes besoins et mes limites…

Bref, c’est pas toujours simple, je ne suis qu’un être humain après tout (tsss!).

 

Le Portugal c’est comment ?

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Le Portugal c’est vraiment très chouette mais ce n’est pas plus incroyable que n’importe quel pays. Le Portugal ce n’est pas LE pays de l’alternatif où tout est possible et où on vous attend pour faire avancer le schmilblick comme on essaye de vous le faire croire sur certains articles. Le but ultime dans la quête du pays idéal pour vivre est encore d’en trouver un où on se sent bien et où on peut y laisser s’exprimer ses valeurs et combler ses besoins. Un pays où on prend les pour tout en comprenant les contre pour mieux les anticiper et les accepter.

Pour moi le Portugal c’est un pays où il fait beau et chaud… même en novembre et ça, c’est bon pour le moral (haaaa!). C’est un pays où je peux apprendre une nouvelle langue, découvrir une nouvelle culture, de nouvelles recettes, m’intéresser à de nouvelles activités, découvrir une nouvelle architecture et rencontrer de nouvelles personnes. C’est un pays peu connu où je peux donc apprendre plein de choses, m’éclater avec mes photos car il y a toujours une belle lumière et partager tout ça avec qui souhaite m’écouter. Et c’est aussi et surtout un pays proche de la France et de la Belgique où se trouvent les gens qui me sont proches. C’est assez petit pour ne pas être ce genre de pays qui se mêle de ce qui ne le regarde pas (ou presque) et ainsi faire partie d’horribles conflits géopolitiques que je ne soutiens pas. C’est assez traditionaliste et familial pour être un pays super safe où on n’a pas peur de se promener en soirée, d’utiliser son GPS sur son téléphone sans risquer de se faire arracher ledit téléphone,  d’oublier son portefeuille sur la table du restaurant ou de laisser son appareil photo poser à côté de soit à un café. C’est ce genre de pays où les gens se font confiance… Et moi la confiance ça me parle !

Bref donc après un mois et demi, on confirme qu’on rentrera en Belgique et en France pour les vacances mais pas définitivement.

 

Ma personnalité à l’épreuve des apprentissages

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Comme beaucoup d’êtres humains, il m’arrive d’oublier que le but d’une vie est de prendre le maximum de plaisir dans tout ce que je fais. Ainsi, il m’arrive de me fixer des objectifs difficiles à atteindre et de m’épuiser à essayer quand même encore et encore et encore en générant beaucoup de stress et en atteignant parfois le stade du “ok, c’est bon, là j’en ai marre, façon tout est tout pourri” !

De ce côté-là, mon voyage m’avait fait beaucoup de bien car il m’avait ouvert les portes de la réflexion sur d’où je venais, où j’allais et pourquoi j’en étais passée par des étapes émotionnelles si différentes. Mais le retour en Europe a été un choc immense et les retrouvailles avec les proches pas toujours simples. Tout cela m’a renvoyée de façon assez brutale à mon masque vis-à-vis de la société dans laquelle j’évoluais et mes batailles comme “ce que je pense être une réussite vs ce que la société valorise comme étant une réussite”, “ma capacité à faire confiance et à être aidée par la vie, mes proches, mon conjoint, des partenaires d’aventure ou de travail”… bref mon ego a refait surface.

On a donc pris tout ce temps pour travailler sur notre projet mais aussi pour remettre les pendules à l’heure et se rappeler que

  • L’important c’est de participer : Ce qui me fait vibrer dans la vie c’est de découvrir, apprendre et transmettre/partager. Dans mon monde, la réussite se trouve par exemple dans le simple fait d’apprendre un nouveau mot, de le comprendre et de réussir à le réutiliser pour communiquer avec une tierce personne. Il n’y a donc rien de matériel ni de financier à ça. Du coup, tout ce que l’on va construire ces prochains temps ne nous rendra pas heureux parce que c’est là. Ce qui va nous rendre heureux sera de le construire et de le partager avec les gens que l’on va recevoir et de réussir à y faire rentrer de nouveaux concepts, de nouveaux apprentissages etc.
  • La vie fait toujours bien les choses : On a beau essayer très fort, se mettre en colère, pester contre les aléas et les gens qui s’opposent à notre projet, s’il y a quoi que ce soit qui s’oppose c’est qu’il y a certainement une bonne raison. A chaque fois que j’ai entamé une quête pour les bonnes raisons, alignée avec mes valeurs, le monde entier se mettait à agir en faveur de ma quête. En revanche, à chaque “bataille” pour laquelle j’ai levé les armes allant contre nature et essayant de briser l’ordre établi, je me suis clairement “pris un mur”. Donc connaître ses valeurs, ses objectifs et oeuvrer pour les atteindre “OUI !!!” mais s’obstiner à corps et à cri quand tout autour de soi est un signe dans une autre direction “NON !!!”

Bref donc avec tout ça je découvre que malgré toutes les réussites, rien n’est jamais acquis dans la vie comme en philosophie. A chaque chute il faut se relever et à chaque étape se réinventer… Mais c’est clairement en osant sortir de sa zone de confort qu’on apprend beaucoup de choses.

 

Et la vie à deux ?

Together on the road_Traveling as a couple_Being two in an adventure

Les aléas du projet ne font pas toujours du bien à notre équipe mais globalement on reste motivé, soudé et certain qu’on est dans la bonne direction : trouver un endroit où par la force de notre travail on réussira à mêler bien-être, environnement, apprentissages et rencontres, peu importe le temps que cela prendra et les efforts qui seront nécessaires pour atteindre ce résultat. On a encore un peu de mal à voir dans quel ordre tout cela va se mettre en place mais on sait que ce projet verra le jour.

Cependant, après 1 mois à visiter le Nord en vélo et à découvrir doucement les potentielles villes où on pourrait construire notre avenir, l’hiver arrivant et les journées raccourcissant, tout devient un peu plus compliqué. On va donc se “séparer” pour mieux avancer. De mon côté je vais passer un mois à Coimbra, un mois à Castelo Branco et un mois à Lisbonne pour rayonner depuis ces villes tout en essayant de me concentrer sur mon apprentissage du portugais, de la cuisine portugaise, le montage administratif de notre projet et en essayant de commencer à nous construire un réseau social. De son côté, Max Gyver va retourner faire du wwoofing  en se concentrant sur son apprentissage du portugais, en améliorant ses connaissances en permaculture et en découvrant un peu plus de la campagne environnante…

Bref du changement donc au programme pour nous… Décidément après tout ça on va pouvoir écrire un livre sur les pour et les contre de toutes les situations de couple. On espère bien s’adapter à ce nouveau format et faire un maximum de découvertes pendant ces prochains trois mois pour pouvoir avancer vers notre objectif final !

 

A suivre…

 

 

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