Prof d’un jour en école alternative – Corée

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Mon premier cours de cuisine en école alternative, je dis oui ! Mille fois OUI !

Aller directement à la recette du paneer indien : Cliquer ici.

Voilà c’est fait, plus rien à craindre, plus de questions à se poser, j’ai passé l’épreuve du feu, j’ai donné mon premier cours de cuisine… A des adolescents.

Le tout s’est passé en 2 étapes.

Phase 1 : j’observe et j’apprends la cuisine coréenne

Les petits gâteaux de riz gluant au “sindalé” (?”chindalé” les fleurs d’azaelé qui se mangent contrairement à leurs cousines “churdju”) enseignés par Jae Gyeong :

Silsangsa hakkyo_alternative school_Cooking lesson_Rice cakes and azaele_South korea_sannae myeonSilsangsa hakkyo_Alternative school_Cooking lesson_Sannae myeon_South korea_Shitale_Azaele_rice cake Silsangsa hakkyo_Alternative school_Cooking lesson_Rice cakes and azaele_Shitale_South korea_Sannae

Puis la salade de “Teul namul” (Littéralement les “pierres légumes” car ces plantes poussent sur des sols rocailleux) et leur délicieuse sauce “gochuchang”, épaisse sauce de soja, sésame et piment.

Silsangsa Hakkyo_Alternative school_South korea_Sannae myeon_wild plant cooking_Sedum_TeulnameulSilsangsa hakkyo_Alternative school_Cooking lesson_Students_CafeteriaGochuchang_Teul namul_korean sauce_dressing_spice

Phase 2 : c’est mon tour de rentrer en scène la semaine suivante

Au programme, tartes pomme/cannelle, tartes aux prunes hyoso (le grand classique du procédé de fabrication “hyoso” pour lequel on récupère les fruits après fermentation) et paneer indien pour découvrir que la cuisine c’est en fait de la chimie.

Cinammon and apple pie_hyoso pie_silsangsa_cooking lesson_french and korean cuisine
2 tartes pommes canelle, une tarte aux prunes et un mix pomme et compote de prunes… La créativité n’a pas de limite ici.

Fusion_french korean cuisine_jirisan_homesick_keran_chomigim_silsangsaLe paneer rescapé pour un petit déjeuner fusion franco-coréen le weekend : Oeufs à la coque, champignons sautés, Chomi Gim, paneer (en haut à droite de la photo) et le plus important, le PAIN ! On se réjouit de peu après 10 mois de voyage…

 

J’étais extrêmement tendue avant le jour J et j’avais tout bien préparé (ou presque) pour limiter les dégâts. Comme à mon habitude, j’avais oublié de dormir la veille histoire d’être en forme olympique mais j’ai finalement donné un cours de cuisine ET appris une leçon ce jour-là : ce qui compte c’est de participer (on la connaît pourtant celle-là mais elle est tellement facile à oublier). Ca fait bien longtemps que pour moi comme pour beaucoup finalement, “travail” rime avec perfection et résultat. En entreprise, on a peu le droit à l’erreur et il n’est pas rare de devoir porter le chapeau des erreurs de ses supérieurs parce que “les clients se plaignent”. Ici, les étudiants ne sont pas des “clients”, ils ne consomment pas les études et n’attendent pas un 100 % de la part de leurs éducateurs. Ils valorisent les erreurs car elles permettent d’apprendre et rient des bourdes de leurs profs en les oubliant très vite pour laisser place à la créativité et se concentrer sur ce qui a été réussi plutôt que ce qui a été raté. Je dois dire que j’ai été impressionnée par leur flexibilité, leur créativité et leurs compétences culinaires et que j’ai vite adopté la philosophie du “it’s OK” qui pardonne les erreurs et permet de passer un moment bien plus agréable. Je me réjouis d’ailleurs de tester cette nouvelle philosophie dans mon atelier à moi…

 

Pour ce qui est des recettes, les recettes coréennes arrivent lentement mais sûrement sur le blog, la tarte aux pommes se trouve ici et le paneer, c’est simple comme bonjour :

Ingrédients : 

  • 2 L de lait (qui peut être du lait pasteurisé mais ne doit pas être allégé en matière grasse)
  • 25 cl de vinaigre ou jus de citron
  • Du sel
  • 2 ou 3 linges
  • Des cordelettes

Préparation :

  • Faire chauffer le lait jusqu’à ébullition
  • Couper le feu
  • Verser le corps acide (la matière se sépare)
  • Verser le “lait” dans les linges puis attacher ces linges de façon à ce qu’ils puissent s’égoutter à leur aise (dans un endroit sec et chaud sera l’idéal)

Consommer lorsque le paneer est bien ferme sur une tartine avec du confit d’oignon par exemple ou en salade ou dans un plat en sauce à l’indienne… Facile!

 

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