2 semaines de marche pour réfléchir… – Corée

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… aux conséquences de notre production/utilisation d’énergie sur le monde

Pour leur randonnée annuelle en petit groupe, les élèves de l’école alternative Silsangsa Jakeun ont choisi le thème de l’énergie. 10 jours, 160 km à pied entre Sannae et Miryang , et plein de temps à réfléchir aux énergies alternatives et à défaut à un système alternatif pour éviter de reproduire la crise sociale de Miryang à l’avenir.

 

Walk tour_from sannae to miryang_Alternative school_South korea_
La journée et pendant 10 jours, on marche, on marche, on marche encore… Entre 18 et 22 km par jour, à 13 et en chanson, jeux, rigolades et le plus souvent en silence.

The transmission towers of Miryang_Alternative school_On suit les lignes à haute tension et on en profite pour réfléchir et débattre sur des questions d’environnement. Certains sont “contre” le nucléaire, d’autres sont contre les décisions cachées de l’Etat… mais tout doucement on arrive à un consensus pour dire que le vrai problème n’est pas la façon de créer de l’énergie puisqu’il n’existe aucune vraie solution “verte”, mais le gaspillage et la surconsommation qui obligent les états à produire toujours plus avec des machines de plus en plus puissantes.

Miryang_Volunterring_alternative school_social crisis_Kennip field
Puis arrivés à Miryang, on est réparti en groupe de soutien à l’agriculture, chacun dans une famille, à aider au désherbage, la récolte et autres… De cette façon, on peut poser des questions et mieux comprendre l’histoire des larmes de Miryang.

Environment discussion_nuclear quest_miryang_alternative schoolPuis on réfléchit tous ensemble avec l’appui de personnes actives dans la ville ou de documentaires sur l’histoire de la ville contenant des informations clefs sur les dépenses d’énergie, les solutions alternatives etc…

On va donc un peu plus loin et on finit par conclure que UNE solution serait une vie plus simple, l’utilisation consciente des ressources, la non-utilisation des ressources énergétiques comme outil géopolitique et outil du capitalisme et l’arrêt de la valorisation d’un monde de frustrations où les gens compensent leur manque de bonheur par une frénésie acheteuse constante les poussant à des comportements non conscients de destruction de leur environnement (Combien d’entre nous avouent “faire chauffer” la carte bancaire lorsqu’il leur arrive une tuile, un coup de mou ou pour se récompenser d’une dure semaine de labeur?!?).

Des questions qui n’ont pas fini de tourner dans nos têtes et auxquelles on essaiera de trouver des réponses dans notre futur projet sans toutefois devenir des extrémistes de l’écologie. Ne pas surconsommer, oui ; faire de l’écologie une religion, non !

 

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