9. TDM : 8 mois – Presque prête

Encore 4 mois… Plus que 4 mois… pour en apprendre un maximum

Les pays se suivent mais les aventures ne se ressemblent pas.

En Turquie, j’étais les yeux grands ouverts à accepter quasiment tout ce qui passait à ma portée et me laissant arnaquer en me disant que c’était le jeu. En Géorgie, je m’affirmais et triais et fixais mes objectifs, mes besoins, mes limites. Au Liban, je travaillais sur ma solitude, en Iran et en Egypte, je découvrais les limites de mon indépendance et ma tolérance à cela. Au Laos, je découvrais le voyage à 2. Au Vietnam, je confirmais mon malaise face aux relations basées sur l’argent et à la course au progrès. Puis en Thaïlande, je travaillais sur mes limites face à la société, au groupe et à la pression sociale, je travaillais sur le bien-être et le bien manger et surtout je découvrais le lâcher prise… Je ne sais pas encore ce que me réserve la Corée du Sud mais on a pris un bon départ.

Ma personnalité à l’épreuve des apprentissages

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Malgré mon article sur “ne plus jamais travailler, rêve ou réalité“, je vous rassure tout de suite, j’ai appris à lâcher prise, je fais du yoga (un peu), des massages thaïlandais (j’apprends), je joue du Ukulele (et ça sonne encore faux), du râteau (dans le jardin) et de la brique (pour construire des murs), je porte des habits tâchés (parce que je n’ai pas vraiment de place dans mon sac à dos pour en avoir de nouveaux) et j’ai tatoué certaines parties de mon corps à plusieurs reprises mais je ne suis pas devenue une autre personne et je ne compte toujours pas vivre aux crochets de la société.

Je suis et je reste un “entrepreneur“. Figurez-vous que j’ai découvert que la base du bonheur se trouvait principalement dans le fait qu’on soit, en tant qu’être humain, investi et avec le contrôle sur la situation (les Anglais font ça bien, ils ont un mot pour ça : EMPOWERED). Et l’entrepreneur finalement, c’est celui qui se sent investi, qui a le contrôle et qui décide donc de mettre en action ses ressources pour atteindre son objectif. Surprise, “Entreprendre” est donc un verbe qui n’est ni réservé aux chefs d’entreprise, ni aux jeunes capitalistes sortis tout droit des écoles de commerce (ouch), ni aux banquiers. On trouve souvent la définition suivante “Entrepreneur : personne qui commence un business et est prête à assumer les risques financiers dans le but de gagner de l’argent“… Et bien c’est presque juste, sauf qu’on peut être un entrepreneur sans pour autant vouloir amasser de l’argent.

Et moi, je suis effectivement prête à assumer les risques financiers mais pour la beauté du projet, pour les choses que je vais apprendre, pour les aventures que je vais partager avec les gens que j’aime et ceux que je vais rencontrer, pour les solutions que je vais devoir développer pour faire coïncider mes valeurs et mon projet et surtout pour la mini pierre au changement que je vais apporter. J’espère gagner assez d’argent pour subvenir à mes besoins mais je ne souhaite pas me tuer à la tâche pour avoir plus que ce dont j’ai besoin.

Voilà je suis démasquée, si vraiment on veut me ranger dans des cases je suis un hybride entre une hippie (oui je crois que l’amour peut sauver le monde mais non je n’aime pas tout le monde et je ne pardonne pas à tout le monde – Je ne suis pas un lapin de 3 semaines, je suis une hippie !), féministe (mais pour l’égalité des sexes pas pour le pouvoir aux femmes), utopiste, idéaliste, humaniste – A la vôtre !

 

Le cuistot qui est en moi

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Au travers de mes précédents points à 2 mois puis 4 mois, j’ai déjà abordé le sujet d’un projet dont la cuisine fait partie mais dont elle n’est pas le point central. En effet, produire mes aliments de base ainsi que mes aliments transformés pour être autonome avec ma cuisine et pour m’assurer que je mange sainement et que mes invités reçoivent les meilleurs produits lorsqu’ils se mettent à table avec moi… C’est la partie visible de l’iceberg !

Ce dont le projet parle réellement c’est de bien-être au travers du bien manger

Et si une partie de mon activité sera de faire pousser des légumes, des herbes, récolter, prendre soin de mes animaux et toute autre activité du quotidien dans une ferme, une autre partie sera de cuisiner, trouver de nouvelles recettes, transformer mes produits, les conserver etc. Mais l’idée principale de ce projet sera surtout de proposer des ateliers articulés autour de l’apprentissage de recettes, de techniques culinaires (cuisson ou conservation), de techniques de production (agriculture, apiculture, transformation des produits laitiers, boulangerie…) et tout ce que je pourrai imaginer au gré de mes envies et de mes besoins. Je ne souhaite devenir experte d’aucun de ces domaines, mon seul but est de comprendre comment cela fonctionne, utiliser la technique pour subvenir à mes besoins et une fois que je la maîtrise, la transmettre à des gens qui souhaitent avoir une introduction à la technique pour en faire un tremplin vers une formation complète, pour l’utiliser à la maison ou juste pour satisfaire leur curiosité.

Il y a aussi un projet de maison d’hôtes sur le thème des maisons nomades du monde pour loger les personnes qui viendront suivre des ateliers mais cette partie est encore en construction dans ma/nos têtes. Pour juste donner un avant-goût de ce à quoi cela pourrait ressembler : cabane dans un arbre, yourte, roulotte, cabanon en bambou etc, en autonomie (pour la nourriture) et en autosuffisance énergétique au maximum (douche solaire, éclairage extérieur écologique, toilettes sèches avec recyclage pour le jardin etc).

 

Et la vie à deux dans tout ça ?

Together on the road_Traveling as a couple_Being two in an adventure

A deux ou à 3 ou 4 ou 21 en fonction des endroits où on s’arrête, des gens que l’on rencontre et des conditions de vie que l’on mène. Hé bien c’est chouette, c’est de plus en plus facile et même si c’est beaucoup de travail (communication, analyse, ouverture d’esprit…), de prises de tête et de questionnements, c’est aussi beaucoup de fun, de rigolade et de partage, et ça, ça vaut toutes les prises de tête ! Et même s’il y a des jours où ça sent les égouts et l’hiver en Antarctique, il y a le double, voire le triple de jours où ça sent bon le monoï et le printemps  dans les Alpes.

Pas de grande analyse supplémentaire à ce sujet, on avance, on construit, on échange et on croise les doigts pour que ça continue encore un peu et qu’on réussisse à se faire rêver, se soutenir, s’inspirer, se remettre en questions un peu plus longtemps.

 

A suivre…

 

 

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