Manger seul.e… Un acte politique ? Social ? Les deux ? (1/4)

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Parce que chaque petit geste que nous faisons est un acte engagé…

Cet article va être écrit et posté en 4 étapes. Rendez-vous chaque mercredi à 11h à partir du 02/01 pour découvrir mes réflexions, défis et recettes sur la question de “manger seul.e” et les différentes représentations que cet acte peut ou pourrait avoir selon vous, la société ou moi dans notre rapport à nos assiettes et à notre table…

Mais donc pour vous… “Manger seul.e”, c’est plutôt…

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Manger seul.e… triste solitude du quotidien ?

Manger seul.e... comme dans "triste solitude" ?

Saviez-vous que la plupart d’entre nous considère l’acte de manger seul.e comme un acte triste faisant référence à l’échec social, la solitude et l’abandon ?
Petite mise en contexte via un média qui me tient à coeur : Vous connaissez SaladeTout podcast* ? Et vous connaissez l’épisode 5 “manger seul.e” ?

Voilà ! Maintenant les présentations sont faites**.

Même dans un prisme très étriqué “occidental, européen, blanc… francophone”, aucun d’entre nous n’a un rapport au repas identique. Et si le repas reste un moment convivial (voire familial) dans cette culture, il ne faut pas oublier que même dans un groupe déjà si restreint, les individus n’évoluent pas tous dans un schéma classique de la “famille catholique patriarcale” dans laquelle le repas a cette place de “retrouvailles”.
Et d’ailleurs ces retrouvailles, qu’elles soient de la famille nucléaire à l’heure du souper ou encore de la famille au grand complet les dimanches et jours de fêtes, la notion de plaisir ou de contrainte est encore à travailler et à déconstruire… non ?!? Et les quantités englouties ou le sentiment de satiété… On en parle ?(wink)

Et puis finalement, à l’heure du capitalisme poussé à son extrême, le schéma du foyer évolue. De plus en plus de foyers sont composés de personnes seules se retrouvant dans cette situation du repas en solitaire, que cela soit un choix ou non. Et il est finalement intéressant de se demander pourquoi notre société a tendance à leur renvoyer leur solitude plutôt que la possibilité d’un développement personnel incluant force, confiance en soi, empowerment et créativité ?!?

Mais attendez… mais oui, et si “manger seul.e” pouvait parfois être un acte assumé et éventuellement même un apprentissage nécessaire à la maturité émotionnelle et sociale comme peuvent l’être par exemple “vivre seul.e”, “sortir seul.e”, “voyager seul.e”… ?
Et si on sortait du classique “1+1=repas” vs “assiette solo = tartines en 2 minutes chrono” pour se demander s’il n’y a pas en fait des choses à apprendre seul.e devant son assiette et transformer cette acte parfois subi en une source d’énergie et d’apprentissage ?

Alors ça tombe bien parce que c’est l’idée de cet article qui va se construire sur 3 semaines en proposant des questions, des défis et des recettes pour se réapproprier ses repas seul ou en groupe et s’assurer que peu importe la situation : “on se souvient de se demander de temps en temps si on est bien aligné avec son repas !” A l’heure des bonnes résolutions c’est pas mal… non ?!? (double wink !)

Et pour ce premier opus, je ne proposerai pas de recettes pour les soirs de fêtes qui arrivent, mais j’ai évidemment quand même bien un petit défi intellectuel à vous proposer… Et si noël n’était plus un complet de 3 à 5 services avec champagne ou vin et fois gras en entrée mais un plat unique pour laisser de l’espace aux jeux ? Et si nouvel an n’était plus une fête entre ami.e.s mais un moment à passer seul.e dans une ambiance calme et détendue pour faire le bilan sur son année passée autour d’un repas plaisir pour construire ses défis et ses aventures pour l’année à venir dans de bonnes conditions ? oui c’est vrai ça, et si on cassait ces codes sociaux-là qu’est-ce que ça dirait de nous en tant que société ou en tant qu’êtres humains ?

Et en guise de petit clin d’oeil tout de même, pour clôturer cet avant-propos, avez-vous pensé aux cadeaux gourmands faits maison pour mettre sous le sapin ou pour vous faire quelques petits plaisirs décomplexés en cette approche de l’hiver ? Mes grands classiques de la gourmandise : crinkles, orangettes, granola sans sucre, granola croquant au caramel, liqueur de lait et chocolat, hyoso citron, soda maison, Pain d’épice.

Rendez-vous le 2 janvier… A tout vite !

 

*Au passage, derrière SaladeTout Podacst se cachent des sacrées gonzesses super badass et super inspirantes qui ont travaillé dur pour dresser cette création délicieusement impertinente en 10 épisodes. On peut y retrouver certains pans culinaires de notre société qui sont décortiqués, écalés et épluchés pour le plus grand plaisir des intellectuels en herbe que nous sommes ==> ça se passe ici
** Si vous avez reconnu ma voix dans cette analyse vraiment très intéressante du rapport de notre société à l’acte de manger seul.e, vous avez certainement aussi entendu que seul mon expérience négative a été gardée au montage (meeeh…). Et pourtant, aujourd’hui, du haut de mes 34 printemps, de mes nombreuses périodes de célibat, de mon voyage en solitaire en stop au moyen orient, mes études de cuisine, et celles de nutrition qui se dessinent depuis 1 an et demi, ce que j’ai raconté au micro de SaladeTout c’est que pour moi “manger seule” ça m’arrive souvent, c’est parfois un moment subi, mais la plupart du temps c’est surtout un choix et souvent un acte posé socialement. Et pendant mon voyage, c’était un véritable plaisir et un vrai moment de découverte. Alors voilà c’est tout ça qui m’a poussé à écrire cet article qui va se construire en janvier, avec pour objectif d’inviter les quelques personnes qui me suivent à se poser la question du repas et à oser le pari de réinventer notre contrat social autour de la table (rien que ça… ) !