Faire du stop au Laos…

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Faire du stop, ce n’est pas culinaire mais c’est une aventure aussi !

Hithhikking_Faire du stop_Round the world trip_Eatstowest

J’ai fait du stop seule en Turquie, un peu. En géorgie, pas mal. Au Liban, énormément… et depuis peu, à deux, dans le nord du Laos… Doucement !

Partout ça a été très simple, rapide et mes chauffeurs prenaient parfois le temps d’essayer de me faire la causette malgré la barrière de la langue… Jusqu’au nord du Laos.

Pour faire du stop, il faut connaître quelques trucs et astuces :

  • Armez-vous de patience – Les Laotiens ont tous des motos, il n’y a donc pas beaucoup de voitures sur les routes. Et mauvaise nouvelle, les quelques véhicules qui pourraient vous transporter sont majoritairement conduits par des gens qui ne comprennent pas le principe du stop ou du covoiturage, si vous ne leur donnez pas EXACTEMENT le nom de la rue où ils vont, ils ferment la fenêtre et s’en vont (j’exagère un peu, mais c’est l’idée).
  • Sortez des villes et villages – Comme je disais précédemment, ce n’est pas courant au Laos de faire du stop. Du coup, si vous levez votre pouce à l’intérieur d’une ville ou d’un village, les gens vont s’arrêter (ça c’est sûr), mais pas pour vous transporter… Pour vous dire où se trouve la gare de bus la plus proche ! Alors traversez la ville ou le village à pieds et levez votre pouce une fois dans la campagne.
  • Prévoyez quelques accessoires – Les seuls Laotiens qui possèdent un véhicule capable de vous transporter sont ceux qui ont acheté un camion benne ou un pick-up. Alors dans un cas comme dans l’autre vous serez à l’arrière d’un véhicule, souvent sali par ce qu’il a transporté précédemment, sans abri pour la pluie. Vous aurez certainement besoin de lunettes de soleil pour le soleil… et les bêtes volantes non identifiées (vu la vitesse), une écharpe et un gilet pour la route en montagne vu qu’on perd vite 15 °C et qu’une voiture qui roule ça génère du vent, un poncho et la couverture de pluie de votre sac à dos car le principe avec le pays tropical (peu importe la saison) c’est que vous n’êtes jamais à l’abri d’une bonne drache et quelque chose de rembourrer pour vos fesses si vous craignez les coups au coccyx car des routes bitumées dans le coin, il y en a peu.
  • Ne pensez pas pouvoir faire de jolies rencontres avec des familles laotiennes – Les rares personnes qui vont vous ramasser ne parleront pas anglais et si par chance cela arrive, il y a 99% de chance que cette personne soit un businessman chinois en business trip… Et de toute façon, il y a 80% de chance que vous soyez à l’extérieur du véhicule donc la communication ne sera pas possible souvent.
  • C’est possible sans tente et sans nourriture – Il y a au moins une guest house (j’ai pas dit luxueuse, j’ai juste dit guest house) dans quasiment toutes les villes et il est très rare qu’on vous dépose dans les micro-villages car les gens qui ont des pick-up vivent plutôt en “ville” (on parle de villes laotiennes donc quand j’utilise ce terme je pense à Pak mong, Oudomxai, Nateuy etc).
  • Attendez-vous à ce qu’on vous demande de l’argent – Vous serez peu ramassé par des Laotiens mais si cela arrive, sachez que sur 3 voitures laotiennes croisées, 2 nous ont demandé de l’argent une fois arrivés. Personnellement, nous n’en avons pas donné, mais les autres touristes en général donnent le prix de ce que coûterait un bus.
  • Au nord-est du pays, attendez-vous à devoir finalement sauter dans un bus – Les routes sont extrêmement mauvaises dans cette partie du pays et le trafic est quasiment inexistant. Nous avons marché 2h sans réussir à être ramassé, on a donc abandonné et sauté dans un bus pour 120 000 kip pour la partie entre Nam Bak et Sam neua. Et depuis Sam neua, on a constaté que les pics de trafic sont avant 8h du matin et après 16h mais entre 8 et 16, la route est déserte… qu’on se le dise !

Mais faire du stop à l’arrière d’un pick-up c’est aussi une sensation complètement grisante parce que ce sont les paysages incroyables du Laos qui vous appartiennent pour quelques heures. Ce sont des longues routes de montagnes tortueuses sur lesquelles vous croiserez des enfants qui vous crieront “sabaidee” en vous faisant coucou et en rigolant aussi longtemps qu’ils vous auront dans leur champ de vision. C’est refaire le monde pendant 2h, les cheveux dans le vent avec une sensation de liberté incroyable et c’est l’occasion de visiter et apercevoir des endroits non connus des touristes…

Traveiling as a couple_Hitchhiking_Together on the road_Round the world trip 2

Bonne route !